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Dis, Doudou, la Saga c'est quoi ?




Une aventure, ça débute toujours par un « fiu », comme on dit à Tahiti.

Alors quant il arrive, il faut vite passer à autre chose, aller chercher en soi ses rêves d’enfant et puiser dans son imagination pour y trouver ce petit quelque chose qui pince le cœur et fait vibrer. Là alors, l’aventure peut, peut-être,  commencer.
C'est ainsi, sans doute, que l'on devient intelligent, en tout cas créatif et que le goût des choses et de la vie revient vite.

Ainsi, un petit bout d’histoire commence dans les années 90 ; la petite routine de l’Ecole de voile d’Arue allait bon train, comme tout système, le programme était planifié, les grandes vacances  bien remplies par des stages mais, une action rigolote et originale qui avait notre préférence, nous propulsait sur l’île de Moorea avec  de jeunes enfants de 10 / 12 ans , les « non sélectionnés »  des déplacements  nationaux ou internationaux de la saison.

Le programme était simple, faire le tour de l’île par étape et sur une semaine en optimist. Ainsi nous passions avec armes, bagages, enfants et parents sur le ferry le temps d’une petite semaine. Chaque journée nous apportait son lot de gags, et nous nous amusions beaucoup. Le soir, c’était l'occasion de nous raconter, et d’amplifier bien sûr l’événement.  Sûr !!,  qu’entre les pannes de moteur du bateau de sécurité ou de la batterie sur la voiture de liaison ou de la roue de remorque qui nous doublait sur la route avec toutes ces conséquences, alimentait le propos et les occasions de rire ne manquaient pas. Les enfants, eux aussi, s’amusaient beaucoup ; chaque étape s’achevait sur une plage d’hôtel et pour mériter son goûter, il y avait l’incontournable ballet nautique, une sorte de copie des ballets aquatiques, très technique qui demandait beaucoup de cohésion et de maîtrise mais aussi et surtout il y avait ses promenades de touriste en optimist pour achever le tout. Une petite coque de noix de 35 kilos tout juste capable de supporter une enfant de 50 kgs devant absorber une grosse américaine, fatalement l’évènement ne passait pas inaperçu, les dessalages non plus  à  la grande joie de la plage entière.

Et puis le temps à passé, … jusqu’en 1993  où le virus de l’évasion s’est de nouveau manifesté mais avec plus de virulence encore. Sans doute une forme rare d’allergie du quotidien, qui se manifeste par un besoin d’air pur qu'on ne trouve qu’au grand large…mais aussi aux Tuamotu. Ainsi l’idée de s’exporter dans les eaux claires de Rangiroa pouvait s’imaginer concrètement.
Le hasard (pour ceux qui y croit) faisant bien les choses, me guide vers mon ami Grégoire, instituteur à Avatoru qui s’est emballé pour le projet en posant très vite des solutions pour l’hébergement des enfants, et de la petite équipe d’animation. L’acheminement du matériel, pouvait être assuré par B.A.T.R.A.L. "Dumont d’Urville".
Il ne restait qu’à trouver le financement.

Mais la vie est ainsi faite, se remettre en question, aller plus loin à l’aventure et là, la Polynésie c’est le pays rêvé. Alors il ne fallait pas attendre ! partir à la conquête des îles, imaginer un concept, trouver le temps, le financement, la Saga pouvait commencer.